Ahhh, ce qu’on l’aime notre capitaine.
Surtout à ses cinq derniers matchs (où il a récolté pas moins de 13 points), Nick Suzuki est sans aucun doute un favori de la foule.
Un grand travaillant qui peut autant alimenter à la perfection ses coéquipiers qu’enfiler l’aiguille, tout en étant plus que responsable défensivement : il n’y a pas grand-chose à lui reprocher.
Bien qu’il aime davantage prôner par l’exemple que de pousser ses troupes à un autre niveau, il faut dire qu’il n’a pas nécessairement le profil parfait d’un capitaine.
Il est très silencieux et n’est pas nécessairement celui qui va tout faire (verbalement) pour motiver ses troupes.
Luc Gélinas et Louis Morissette ont d’ailleurs discuté de ce sujet sur le balado « Entre la poire et le fromage » et ils partagent la même opinion : Kaiden Guhle ferait un meilleur capitaine que Suzuki.
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« Je trouve qu’il a plus l’attitude d’un capitaine que Suzuki. Ça n’enlève rien à Nick, mais moi Kaiden, je le vois vraiment comme un capitaine ultime. » – Luc Gélinas
À cela, Louis Morissette a répondu qu’il a simplement l’impression que le titre de capitaine ne convient pas à Suzuki. Il est là pour jouer au hockey.
« Il a l’air d’un geek de hockey, vraiment. Ne pense pas à ce que tu dois dire à tes coéquipiers et aux journalistes, concentre-toi sur ta game. C’est pour ça que tu es payé et c’est bien correct. » – Louis Morissette
Difficile de ne pas être en accord avec eux, car clairement, Suz n’a pas le profil idéal d’un capitaine.
Et avant de me faire lancer des roches, je ne dis pas que Suzuki est un mauvais capitaine, simplement que lorsqu’on pense à un capitaine, ce n’est pas le #14 qui nous vient en tête.
Évidemment, il y a plusieurs types de capitaines, mais disons que Suzuki n’a pas l’étoffe d’un Jonathan Toews, Patrice Bergeron ou Sidney Crosby.
Comme je l’ai mentionné un peu plus tôt, Suzuki préfère davantage passer son message sur la glace en montrant l’exemple aux autres.
Même si Guhle a à peine plus de 150 matchs d’expérience en carrière dans la LNH, on voit tout de suite quel type de joueur (et de coéquipier) qu’il est.
Un peu comme un Shea Weber, je trouve. Il y a des différences dans leur jeu, mais plusieurs similarités s’y trouvent, dont l’attitude de capitaine.
Par contre, il faut tout de même préciser que Guhle est (trop) souvent blessé. Il devrait justement prendre exemple sur Weber, qui a su encaisser les blessures et la douleur toute sa carrière en demeurant un leader et le pilier défensif.
Les deux gars avaient vraiment de bons arguments sur le sujet, mais ils ont discuté de plusieurs autres sujets intéressants.
Je vous invite donc à écouter l’épisode complet, disponible sur YouTube :