Il fut un temps où le centre #1 du Canadien marquait à peine 55 points

Quand le Canadien de Montréal a atteint la finale de l’Est, en 2013-2014, son centre #1, Tomas Plekanec, inscrit 43 points en 82 matchs en saison régulière. David Desharnais, deuxième centre du club, termine l’année avec 52 points en 79 matchs. 

De 2007 à 2017, Pleky est année après année le centre le plus utilisé du Canadien, et à peu près toujours premier à 5 contre 5. Il marque en moyenne à un rythme de 54,3 points par saison.

Ceci étant dit, il n’est pas toujours le centre le plus productif. Sur 11 saisons, le centre qui a inscrit le plus de points à Montréal a produit à un rythme de 61,3 points sur 82 matchs.

J’m’en vais où avec mes skis?

Je ne veux pas taper sur la tête de Tomas Plekanec, qui a été un centre two-way merveilleux pour le Tricolore, ni celui de David Desharnais, l’un des meilleurs de l’histoire de la LNH à avoir été auparavant un régulier dans la ECHL.

Je souhaite simplement qu’on se rende compte de la chance qu’on a :

  1. Dans un univers où le centre #1 du Canadien marquait à peine 55 points par saison il y a moins de 10 ans, Nick Suzuki cumule 79 points en 74 matchs et devrait terminer la saison, à ce rythme, avec 30 points de plus que la moyenne observée dans le temps. 
  2. Dans un univers où le meilleur centre du Canadien marquait en moyenne 61 points par saison pendant 10 ans, Lane Hutson, un défenseur recrue, en a 62 en 74 matchs.

Depuis le début des années 2000, il n’y a que six attaquants qui ont connu une saison plus productive que Lane Hutson en 2024-2025 :

Alex Kovalev, Saku Koivu, Max Domi, Tomas Plekanec… Cole Caufield… et Nick Suzuki, qui trône au premier rang du millénaire. 

C’est donc dire que 3 des 11 meilleures saisons statistiques individuelles d’un joueur du Canadien depuis 2000-2001… est en cours en ce moment-même.

Le meilleur centre, le deuxième meilleur ailier et le meilleur défenseur… en 25 ans.

Il se marquait moins de buts, avant, oui… Mais en 2014, le CH a marqué 210 buts, et il est en voie d’en marquer 244 en 2025. L’augmentation est loin d’expliquer, seule, ni en majorité, ce changement.

Bien sûr, c’est impressionnant, considérant la quantité de talent brut limitée qui est passée par Montréal depuis 3 décennies… Mais à l’échelle de la LNH, Pierre LeBrun affirme que les DG commencent à avoir peur de ce club. Suzuki, Caufield et Hutson, c’est DÉJÀ un monstre à trois têtes épeurant… et Ivan Demidov n’est même pas encore arrivé.

Bref. Mon point est simplement de dire qu’on est vraiment chanceux, en 2025, et que le Canadien a DE LOIN la meilleure base qu’il a eu depuis très longtemps. Les chiffres sont sans équivoque, à Montréal. Après, quel impact aura ce noyau à l’échelle de la LNH? Ça, ce n’est pas encore fait. Mais il est permis de se demander quel est le plafond de ces trois jeunes joueurs, mais surtout, le plafond d’une équipe complète menée par ces gars-là…

En Rafale

– Lane Hutson apprend encore, BTW.

– Rien de moins qu’une enquête, si Hutson ne gagne pas le Calder!

– Il y en aura un, mais qui?

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