Hier soir, on a eu droit à une correction en règle de la part des Sharks au Centre Bell. Le CH n’a tout simplement jamais été dans le coup et il n’a pas offert un spectacle de grande qualité aux gens présents sur place.
Or, on a aussi pu remarquer quelque chose de fort intéressant : même si le Centre Bell peut être rempli à pleine capacité, c’était loin d’être le cas hier soir. Il n’y avait «que» 16 095 spectateurs présents sur place, ce qui est loin de la pleine capacité de 21 302 spectacteurs.
Dans les faits, ce n’est pas nécessairement une grosse surprise. L’équipe ne joue pas bien en début de saison et on savait que ça prendrait un certain temps aux gens avant de retourner dans des rassemblements d’une telle envergure.
Là où ça devient plutôt intéressant, c’est quand on regarde à la grandeur de la LNH. En gros, on réalise très rapidement que le Canadien est loin de faire cavalier seul dans cette situation. En fait, la cavale est pas mal constituée des 32 équipes de la LNH.
Même au Canada, les équipes ont des difficultés à afficher complet 😲https://t.co/uPtmG2hrNJ
— TVASports (@TVASports) October 20, 2021
Par exemple, les Penguins de Pittsburgh ont vu leur séquence de 633 parties à guichets fermés prendre fin alors qu’ils affrontaient les Stars de Dallas hier. À Buffalo, les Sabres (qui sont toujours invaincus en ce début de saison) n’ont toujours pas vu 10 000 personnes franchir les tourniquets pour assister à un match à domicile.
Ça se remplissait quand la capacité était de 25 % ou 50 %, mais l’engouement n’est pas majeur au sud de la frontière présentement.
À Montréal, Marc Bergevin croit que ça pourrait être lié au court moment que l’équipe a eu pour vendre les billets, comme il l’a affirmé en conférence de presse. On sait aussi que les restrictions sanitaires et les coûts élevés font en sorte que certains se rétractent suite à plusieurs mois difficiles.
Bref, même si ça faisait pitié au Centre Bell hier, ce n’est pas une exception à travers la ligue : à peu près toutes les équipes vivent la même situation. Ne reste qu’à voir pendant combien de temps tout ça durera.