Filip Mesar poursuit actuellement son développement avec les Rangers de Kitchener dans la OHL. Mais, il va sans dire que les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour l’espoir du Canadien de Montréal.
Le repêchage, le camp des recrues, le camp d’entraînement du CH, celui du Rocket, un déménagement à Kitchener, le Championnat mondial de hockey junior…
Non, Filip Mesar n’a pas vraiment eu le temps de se reposer dernièrement. Et le hic, c’est que cela commence à paraître et à l’affecter sur la patinoire.
Le Slovaque a récolté une mention d’aide dans la victoire des siens dimanche après-midi, après avoir été blanchi lors des cinq matchs précédents. Il n’a pas marqué et a récolté trois passes en l’espace de huit matchs depuis son retour à Kitchener, dans la OHL.
Le principal intéressé en est d’ailleurs conscient puisqu’il a affirmé à Marco D’Amico (Montreal Hockey Now) qu’il commençait à être fatigué physiquement.
Ce qui, dans les circonstances, est tout à fait normal.
J'ai parlé avec Filip jeudi, et il a avoué d'être fatigué physiquement.
Il a aussi dit qu'il a tellement eu de changements depuis qu'il est arriv. que la chimie n'est pas encore là.
Pas de stresse de mon coté.
— Marco D'Amico (@mndamico) January 23, 2023
On se rappelle qu’il avait commencé sa saison en force avec les Rangers de Kitchener après avoir été retranché par le Canadien et par le Rocket de Laval, ayant récolté huit points à ses quatre premiers matchs dans le junior.
Filip Mesar vient tout juste d’avoir 19 ans. Or, ce n’est pas parce qu’il est aussi jeune qu’il n’est pas en mesure de ressentir des effets de fatigue ou qu’il n’est jamais fatigué pour autant. Je l’ai dit plus tôt, mais les derniers mois ont été drainants tant mentalement que physiquement…
Et de le voir dire à voix haute qu’il est fatigué est compréhensible. Le hic, c’est que les Rangers sont en plein milieu de leur saison et qu’ils ont besoin des services du Slovaque s’ils souhaitent faire un bout de chemin en séries éliminatoires.
Le jeune homme devra trouver une façon de gérer son énergie d’ici la fin du calendrier dans la OHL parce que dans les faits, il ne faut pas qu’il se brûle non plus. Sans quoi, c’est son développement qui en mangera un coup…
Ainsi que sa santé physique et mentale. Et, tu ne veux jamais voir ce genre de choses-là se produire chez un athlète de 19 ans.
En Europe, Mesar n’était pas habitué à jouer autant de matchs. Au niveau professionnel, le plus haut total de rencontres qu’il avait joué dans une seule saison avant celle de cette année s’élève à 37…
D’une façon ou d’une autre, cela fait partie de son apprentissage.