Sans Lane Hutson sur la glace, le Canadien joue comme un club de dernière place

Lane Hutson va faire sauter la banque le jour où il signera un contrat à long terme. C’est pas mal certain.

Et on va se le dire : ce sera mérité. Il est le meilleur joueur recrue en termes de points dans la LNH – même s’il joue à la ligne bleue – et il est le septième meilleur pointeur chez les défenseurs en général.

Ses cinq buts et ses 56 points le placent derrière Nick Suzuki et Cole Caufield seulement chez la Flanelle.

Hier, il a encore une fois récolté deux passes, pourtant son total à 51 pour la saison – et 53 passes en 73 matchs en carrière. Il s’est levé quand le CH avait besoin de lui.

On vous a dit qu’il a joué pendant 28:40, d’ailleurs?

Ce qui est fou, c’est que le plateau des 50 passes pour une recrue lui a permis de rejoindre un groupe sélect. Parmi les joueurs actifs dans la LNH, seulement sept ont obtenu au moins 50 passes comme recrue : Kane, Malkin, Ovechkin, Backstrom, Crosby, Barzal…

Et lui. Rappel : c’est un défenseur.

Dans l’histoire, chez les défenseurs, seulement cinq joueurs (dont lui) ont obtenu 50 passes comme recrue. Le nom des autres gars? Larry Murphy, Chris Chelios, Stefan Persson et Gary Suter.

C’est tout.

Mais ça va plus loin que les buts et les passes, comme vous le savez. Après tout, il joue beaucoup durant les matchs et il ne met pas son club dans le trouble. En fait, c’est pas mal l’inverse.

Quand on regarde les stats avancées du CH depuis un peu plus d’un mois (depuis le retour de la Confrontation des quatre nations), on voit qu’avec Hutson sur la glace, le CH domine. Et sans lui? Il joue comme un club de dernière place.

Ça, c’est un joueur qui mérite de gagner le Calder. Les autres gars dans la course le méritent aussi, mais le rythme historique d’Hutson dans une course aux séries et l’impact qu’il a sur le groupe, ça se note.

On verra s’il gagnera le trophée ou pas.

en rafale

– Il devrait jouer ce soir.

– Pas de David Reinbacher non plus.

– Ouin.

– Pas de logo du Canadien sur la veste de ses enfants parce qu’il n’a jamais joué à Montréal. C’est logique, mais ça rappelle de vilains souvenirs.

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