Un entraîneur du Rocket pour remplacer son homologue chez le CH: l’idée de la semaine

Pourquoi les jeunes gardiens du Canadien connaissent-ils du succès dans la Ligue américaine, mais pas dans la LNH ?

Pourquoi semblent-ils tous être d’excellents gardiens avec le Rocket, mais pas avec le Canadien ?

Pourquoi semblent-ils en parfait contrôle de leurs moyens lorsqu’ils débarquent à Montréal, mais pas deux, trois semaines plus tard ?

Pourquoi retrouvent-ils constamment leur jeu de qualité une fois retourné à Laval ?

Cayden Primeau était l’un des pires gardiens de toute la LNH avant d’être renvoyé au Rocket plus tôt cette saison (moyenne de buts alloués de 4,70 et pourcentage d’efficacité de .836). À Laval, il a l’air d’un gardien trop fort pour la ligue qui devrait être rappelé tellement il n’a plus d’affaire là (2,07, .921 et fiche de 18-2-1).

Jakub Dobes brûlait la Ligue américaine avant d’être rappelé par le Canadien. Lorsqu’il est débarqué à Montréal, il a poursuivi son excellent travail pendant environ un mois, puis la chaîne a débarqué. Tellement qu’on hésite à l’envoyer devant le filet présentement, préférant sur utiliser Samuel Montembeault (un gardien dont les statistiques sont bonnes, sans plus).

Dobes n’a que complété que deux de ses huit dernières parties avec un pourcentage d’arrêts au-dessus de .900.

Bien sûr, il faut noter que le calibre de la Ligue américaine est inférieur à celui de la LNH. Des gars comme Primeau et Dobes bénéficient de la fraction de seconde supplémentaire dans l’exécution du jeu.

Mais comment expliquer de la chaîne débarque autant – souvent après quelques semaines – lorsqu’ils sont appelés à jouer à Montréal?

Des gens près du CH m’ont avoué que l’explication la plus logique, c’était possiblement l’identité de l’entraîneur des gardiens de but à Laval et à Montréal. Voici le segment où je rapporte ce que j’ai entendu, segment issu du plus récent épisode de Stanley25 :

À Laval, c’est Marco Marciano qui s’occupe des gardiens de but, et ce, depuis 2017. Avant ça, il était avec les IceCaps de St.John’s et les Bulldogs de Hamilton. Bref, il est avec le club-école du CH depuis plus de 10 ans.

Il a 43 ans, ses méthodes d’enseignement sont au diapason avec les jeunes de la génération Z qui évoluent actuellement dans le hockey professionnel et il est à jour avec toutes les choses à enseigner à un jeune gardien. Il est également très axé sur la communication, la compréhension de l’autre et le respect.

À Montréal, l’entraîneur des gardiens de but est Éric Raymond, un gars de 52 ans qui s’est joint au Canadien en 2021, quelques mois avant de voir Dominique Ducharme être congédié. A la base, c’était le gars de Ducharme, avec qui il avait travaillé à Halifax (LHJMQ).

Martin St-Louis l’a gardé en poste…

Éric Raymond connaît son hockey, ne vous méprenez pas à cet effet, mais il a une approche plus traditionnelle/conservatrice. Sa façon de faire les choses n’est pas toujours en lien avec comment les jeunes de la nouvelle génération s’attendent à ce que ça se passe.

Disons que la communication n’est pas sa plus grande qualité professionnelle, contrairement à Dominique Ducharme Martin St-Louis.

De plus, comment expliquer que les gardiens qui passent de Laval à Montréal semblent perdre tous leurs repères ?

Selon ce qu’on me dit, Éric Raymond enseigne des choses différentes de Marciano et en tentant de changer la façon de garder les buts des jeunes qui arrivent de Laval, il les mélange parfois plus qu’autre chose.

Certains gardiens qui ont quitté l’organisation ne sont pas tendres envers Raymond lorsqu’on les questionne à son sujet.


Où est-ce que je m’en vais avec ça ?
Nous sommes mercredi le 2 avril et à l’heure d’écrire ces lignes, Jacob Fowler n’a toujours pas signé son contrat d’entrée dans la LNH.

En m’appuyant sur ce que j’ai écrit plus haut – et sur ce que j’ai dit au podcast Stanley25 -, j’espère voir Fowler signer un contrat qui ne débutera qu’en 2025-26, de même qu’un amateur try-out lui permettant d’aller terminer la saison à Laval.

Il aurait la chance d’y jouer des minutes, mais aussi de travailler avec Marco Marciano, et non Éric Raymond.

Je ne connais pas Raymond. Je ne connais pas non plus la job d’entraîneur des gardiens de but à un niveau aussi élevé que celui de la LNH…

Mais selon ce que j’entends, travailler à Laval serait actuellement plus formateur pour Fowler que travailler à Montréal. Même si au final, ce sera moins payant pour lui (argent à court terme), ça pourrait bien être plus payant à long terme. Surtout que la saison prochaine, Fowler devrait être le gardien #1 du Rocket. Aussi bien commencer ça tout de suite…

Prolongation

J’imagine qu’un jour, le Canadien évaluera l’option de promouvoir Marco Marciano à Montréal. Ses gardiens connaissent du succès à Laval peu importe l’identité de l’entraîneur-chef (J-F Houle ou Pascal Vincent). Kasimir Kaskisuo… Connor Hughes…

Sauf que je n’ai aucune information à cet effet-là ; je ne fais que réfléchir à voix haute.

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