John Tavares a disputé son premier match en tant que Leaf au Nassau Coliseum le 28 février dernier. Il a été hué, invectivé, insulté et la cible de chants hostiles de la part de ses anciens partisans. Disons que chez les fans des Islanders, on n’a pas encore complètement digéré son départ vers Toronto… Vraiment pas même!
Hier soir, Tavares disputait un deuxième match à Uniondale et le scénario, bien qu’il ait peut-être été un peu moins hostile que le 28 février dernier, était tout sauf agréable pour Tavares.
Les Maple Leafs l’ont emporté par la marque de 2 à 1 et c’est Tavares lui-même qui a inscrit le but vainqueur. Il s’agissait de son 46e filet de la saison, un sommet en carrière pour lui…
Les Leafs ont aussi confirmé leur place en séries avec ce gain.
Mais ce qui a retenu mon attention dans ce match, c’est encore une fois le traitement que certains partisans des Islanders ont réservé à Tavares.
JT a été hué dès le début du warmup et ce, jusqu’à la fin du duel. On a même entendu des chants «We Don’t Need You» dans les estrades. Jusque là, ça allait peut-être…
Mais la palme du manque de classe revient clairement à ce partisan zélé… Qui a insulté personnellement John Tavares alors que ce dernier purgeait une pénalité mineure au banc des punitions (quelques instants après son but). L’homme en question portait un chandail de Tavares sur lequel il avait barré le «C» et le nom de famille… Pour le remplacer par «fraud».
“You wouldn’t say it to his face”
Not true for this #Islanders fan.
Will this be in a new #DearJohn video? Or will there be another #ThankYouTavares day in Toronto tomorrow?
Captions: i/TSNofficial
Video: t/KeithLavitt pic.twitter.com/MEWiUn0JMT— hockeyfights (@hockeyfights) 2 avril 2019
«Hey John, tu es un traître, un menteur, une couleuvre, un faux. Tu aurais dû nous le dire, on aurait obtenu des choix au repêchage pour toi. Tu n’est pas un vrai. Tu suces. Tu as toujours sucer Tavares. Tu seras toujours un perdant. Toujours. Toujours. Et tu sais ce que je veux dire. Tu aurais dû nous le dire. Tu es une fausse couleuvre et une bête de foire. Couleuvre!»
Et John Tavares, 120 millions $ plus tard, ose regarder le mec en question, clairement sonné par ce qu’il est en train de vivre…
Il en fait presque pitié.
Aaron Ward a été cinglant envers ce «partisan», qui devrait clairement apprendre à mieux gérer ses frustrations/émotions.
Suspect you just spent big dollars on this seat just to be able to tell JT what you think in the off chance he gets a penalty. He gets one.. and this is what you come with. Embarrassing. You’re 50 years old and bitter he didn’t choose you.. get over it. Last laugh.. he scored. https://t.co/S12e4K3rU4
— Aaron Ward (@NHL_AaronWard) April 2, 2019
Je suis persuadé que 95 % des gens (au moins) pensent comme Ward…
Du moins, j’ose espérer…
On peut peut-être huer une équipe… On peut peut-être aussi huer un joueur…
Mais de là à insulter un être humain directement de la sorte, il y a des limites à ne pas franchir dans la vie. Sport professionnel ou pas…